Au titre de son obligation de sécurité, l’employeur doit prévenir les risques professionnels et garder la preuve de ses actions (article L4121-1). Le suivi médical des salariés en est le volet le plus visible, et le plus encadré dans le temps.
À l’entrée, la visite d’information et de prévention (VIP) a remplacé, depuis 2017, la visite médicale d’embauche dans les situations courantes : elle intervient dans les trois mois suivant la prise de poste et débouche sur une attestation de suivi (articles L4624-1 et R4624-10). Sur un poste à risque relevant du suivi individuel renforcé, elle laisse place à un examen médical d’aptitude, réalisé cette fois avant l’embauche.
Le point que beaucoup d’employeurs négligent : organiser cette visite leur incombe, ce n’est pas au salarié de la réclamer. Son absence engage la responsabilité de l’employeur, même lorsqu’aucun accident ne survient. La visite se renouvelle ensuite selon une périodicité fixée par le médecin du travail, en fonction du poste et de l’état de santé du salarié. La règle utile : déclencher la convocation dès l’embauche actée, dans la foulée de la déclaration préalable, pour ne pas laisser filer le délai de trois mois.
Documenter le suivi médical — convocations, attestations, dates — matérialise le respect de l’obligation de sécurité le jour où elle est questionnée. Chaque pièce s’archive dans le dossier du salarié, et votre convention collective peut renforcer ces obligations pour les métiers les plus exposés.